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 J'ai réussi à conserver mon équilibre en allant chercher de l'aide.

 

Je suis la mère de deux jeunes adultes ayant des problèmes de santé mentale. Ça fait maintenant six(6) ans que mon plus vieux a été hospitalisé une première fois, et deux ans, que mon plus jeune a été diagnostiqué bipolaire.

Il est certain que le choc a été grand lors de ces deux événements. On se demande alors ce qu’on a fait, pourquoi nous, etc. On a l’impression que le ciel nous tombe sur la tête. Il est certain que j’avais des attentes idéalistes pour l’avenir de mes garçons. Cependant, s’ils continuent de suivre les conseils des gens autour d’eux et qu’ils continuent leurs efforts, ils devraient faire une belle vie.

Avec le temps, j’ai pris du recul, je suis allée chercher de l’aide et je participe aux groupes de soutien offert à l’Éclusier du Haut-Richelieu. Ma vie continue …

Puis un beau jour, j’assiste à une conférence offert au grand public, dans tout le Québec, et j’y découvre un petit texte que je trouve tout à fait pertinent pour  nous tous. Le voici :

Je suis de ces personnes qui croient qu’on vient sur terre pour faire quelque chose, mais encore plus pour apprendre des choses. Souvent, avec la maladie, nous réalisons tout à coup, une fois le choc passé, que nous sommes beaucoup plus forts qu’on le croyait. La maladie d’un proche, aussi dérangeante et aussi accaparante qu’elle puisse être, nous fait prendre conscience d’autres aspects de nous, que nous n’aurions peut-être pas vus autrement.

On découvre qu’on a le courage d’affronter la maladie, la force d’y faire face et la détermination pour aider notre proche à l’apprivoiser, comme un animal sauvage, qu’on finit par mater. C’est merveilleux de découvrir toute cette force qui dormait en nous. C’est ce que j’ai découvert et c’est ce que je vous souhaite à tous.

janvier 2009                                        Louise Martineau